Des recherches de RFUK en République du Congo révèlent la vulnérabilité des communautés forestières autochtones au changement climatique

Des nouvelles recherches menées par RFUK et l’ONG congolaise « Forum pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme » (FGDH) avec d’autres organisations de peuples autochtones montrent que les communautés forestières et les peuples autochtones dans le bassin du Congo estiment subir déjà les impacts du changement climatique.

Des recherches participatives avec les communautés locales de la Likouala, province éloignée au nord, ont utilisé des techniques diverses telles que les calendriers saisonniers et les marches prospectives pour montrer que la vie est devenue plus difficile au cours des dernières années en raison de la hausse de températures, la diminution des précipitations et la dégradation des forêts. Chacun de ces phénomènes a des répercussions directes sur la santé. La diminution des précipitations, par exemple, entraîne des eaux stagnantes et polluées qui peuvent causer des maladies et devenir des lieux de reproduction privilégiés des moustiques porteurs du paludisme.

Les autochtones BaAka sont financièrement pauvres et fortement dépendants des ressources naturelles pour leur subsistance, ce qui les rend très vulnérables aux changements climatiques. En outre, ils ont très peu de soutien des services de l’État et leur mode de vie est souvent mal compris ou respecté par les acteurs externes. Cependant, l’équipe de recherche a également identifié comment le savoir et les stratégies d’adaptation traditionnelles de la communauté pourraient les aider à s’adapter. Les BaAka ont une connaissance approfondie de la forêt, en particulier en ce qui concerne la cueillette de plantes médicinales (telles que les feuilles ou les écorces d’arbres) pour lutter contre la fièvre et la toux ou la collecte de ressources.

Il y a environ 50,000 autochtones sur une population totale de 3.7 millions en République du Congo, qui a approximativement la taille de la France. RFUK a travaillé en République du Congo depuis plus d’une dizaine d’années et a soutenu le développement d’une Loi sur les Droits des Peuples Autochtones qui a été adoptée en 2011 et est une première dans la région du bassin du Congo.

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