Les ONG du bassin du Congo demandent des actions urgentes pour prévenir les impacts de l’expansion du palmier à huile

De nombreuses organisations de défense des droits humains et de l’environnement du bassin du Congo ont fait un appel urgent visant à éviter la destruction des forêts et les violations des droits associés à l’expansion des plantations industrielles de palmier à huile dans la sous-région. Lors d’une réunion organisée en décembre passé à Douala par la Environmental Investigation Agency, plus de 70 groupes de la société civile se sont mobilisés pour faire face à cette nouvelle menace aux forêts de la région.

En 2013, le rapport de la RFUK « Planter pour Détruire ? » alertait sur le fait que les nouvelles plantations de palmier à huile pourraient augmenter significativement la déforestation dans plusieurs pays africains. Les organisations africaines affirment qu’il est impératif de respecter les droits fonciers des peuples forestiers, ainsi que de les consulter avant que leurs forêts ne soient concédées en plantations de palmier à huile. La production d’huile de palme pourrait générer des emplois et des opportunités au niveau local, mais ceci à condition qu’elle soit planifiée très soigneusement, que les dommages environnementaux soient minimisés, et que des plantations à petite échelle soient mises à la disposition des producteurs locaux. La conversion des forêts primaires en plantations de palmier à huile devrait être interdite. Pourtant, des enquêtes récentes menées par la RFUK montrent que cela n’est pas encore le cas.

Lisez la Note de position des ONG du bassin du Congo ici.